12 choses à savoir sur les vélos électriques

La première chose que vous devez savoir sur les vélos électriques, c’est qu’ils vont occuper la scène du transport pendant un bon bout de temps. En France, les ventes de vélos électriques ont fait un bond remarquable de 21 % rien qu’entre l’année 2018 et 2019, selon l’observatoire du cycle. Il s’agit d’une industrie de 7 milliards d’euros dans le monde, et il n’y a aucun signe de ralentissement. En 2018, les ventes de vélos électriques ont même dépassé les ventes de vélos traditionnels aux Pays-Bas.

Certains considèrent la montée en puissance des vélos électriques comme une menace, comme si les vélos standards ou plus conventionnels allaient emprunter le chemin des grand-bi une fois que tout le monde se sera mis à l’électrique. Mais ce nouveau type de vélo n’est pas là pour nous priver des bons vieux accomplissements physiques. A vrai dire, il pourrait y contribuer encore plus. 12 motifs de participer à cette révolution électrique !

1. Les vélos électriques facilitent le pédalage

En règle générale, les vélos électriques aussi appelés VAE sont des vélos dotés d’une « assistance » alimentée par une batterie, qui vient du pédalage et, dans certains cas, d’un accélérateur. Lorsque vous appuyez sur les pédales d’un vélo à assistance électrique dans votre première lancée, un petit moteur s’enclenche et vous donne un coup de pouce, une sorte d’élan qui vous permet de gravir des côtes et de rouler sur des terrains difficiles sans vous épuiser. Appelés « pédélecs » dans certains pays comme l’Allemagne, ces vélos ressemblent aux deux roues classiques, mais en mieux, explique Ed Benjamin, directeur général de la société de conseil eCycleElectric. « Vous contrôlez votre vitesse avec vos pieds, comme avec un vélo ordinaire », dit-il. « Vous vous sentez vraiment puissant et vous accélérez facilement ».

En plus de la fonction d’assistance au pédalage, certains vélos électriques sont équipés d’un accélérateur qui enclenche le moteur en appuyant sur un bouton. C’est ce qu’on appelle l’assistance « tout ou rien ». Ils appartiennent à une catégorie distincte de vélos électriques qui peut ne pas plaire à tout le monde car requérant une certaine maîtrise aussi bien pour leur conception que pour leur conduite. Il est intéressant de noter, selon Benjamin, que les personnes qui ne sont pas encore des « cyclistes » ont tendance à se tourner vers les vélos à assistance « tout ou rien » dans un premier temps, puis à choisir un pédalier assisté pour leur prochain achat.

2. Ils vont assez vite… pour leur catégorie

vélos électriques 2. Ils vont assez vite... pour leur catégorie

Plus vous pédalez fort, plus la poussée est forte, plus vous allez vite et sans permis ! En effet, la plupart des vélos électriques vous permettent de faire vrombir le moteur et de filer à toute allure, mais ce ne sont pas des motos. Vous ne ferez pas de pointe sur les routes à 45 km/h. En général, le moteur d’un VAE est réglé de manière à interrompre l’assistance si vous atteignez les 25 km/h. La limite autorisée si vous voulez continuer à rouler sans avoir besoin de permis. Vous gagnerez quand même du temps sur votre trajet tout en appréciant le paysage.

Vous pouvez également contrôler la portée qu’offre l’assistance électrique du vélo. La plupart des VAE comprennent plusieurs modes de conduite, ce qui vous permet de rouler en « Eco » (faible consommation) ou en mode « Turbo » (consommation élevée mais vitesse augmentée), pour vous aider, par exemple, à gravir une cote difficile.

3. On roule beaucoup plus avec les vélos électriques

… même si vous le faites déjà beaucoup ! Selon une enquête récente menée auprès de près de 1 800 propriétaires de vélos électriques, l’acquisition de ce moyen de locomotion peut augmenter considérablement la fréquence de vos déplacements. Auparavant, 55 % des personnes interrogées affirmaient rouler tous les jours ou toutes les semaines avec un vélo plus conventionnel. Après avoir acheté un modèle électrique, ce chiffre est monté en flèche pour atteindre les 91 %. C’est logique : Même si vous êtes en super forme, vous êtes toujours fatigué (probablement à cause de l’entraînement ou de la course) et remonter votre vélo peut sembler être une corvée. Avec un vélo électrique, vous pouvez continuer à rouler tout en donnant un laissant un peu de répit à vos jambes fatiguées. Vous pouvez également aller plus vite, ce qui rend les longs trajets à vélo plus tentants, même si vous êtes pressé.

Pour ceux qui ne roulent pas souvent, les vélos électriques donnent accès à un tout nouveau monde. Même si vous n’êtes pas conditionné pour parcourir 10 ou 15 kilomètres d’une traite, vous pouvez facilement couvrir ces distances avec une assistance électrique, ce qui est un excellent moyen de renforcer l’endurance et d’avoir plus confiance en soi. Attention, il ne s’agit pas de compter que sur le vélo. On verra ce point un peu plus bas.
La même enquête a révélé que 94 % des non-cyclistes ont roulé quotidiennement ou hebdomadairement après avoir acheté un vélo électrique.

4. Il y a un vélo électrique pour chaque utilisation

Nommez un type de conduite et une utilisation en particulier, vous trouverez le type de vélo qui correspond à ceux-ci. Si vous n’êtes pas intéressé par un vélo électrique de sport, vous pourriez vous retrouver à rechercher un vélo électrique équipé d’un panier ou d’un cargo de grande capacité, capable de transporter 180 kg de bagages tout en roulant à une vitesse de 25 km/h. Les vélos électriques sont disponibles dans des styles étonnamment variés. Des fat bikes, des vélos-cargos, des vélos électrique pour homme ou pour femme, des VTT électriques faits pour les chemins plus exigeants comme les cross-country ou encore des vélos électriques très puissants.

5. Peut être une alternative à la voiture

5. Peut être une alternative à la voiture vélos électriques « Les gens achètent des vélos électriques pour réduire la fréquence de leurs déplacements en voiture« , explique Ed Benjamin. Les sondages lui donnent raison : 28% des personnes interrogées ont déclaré avoir acheté un vélo électrique spécialement pour remplacer la voiture. C’est la raison principale évoquée mais d’autres viennent en parallèle. On parlera de transport de bagages et d’enfants, le fait d’éviter le stationnement et les embouteillages ainsi que les préoccupations environnementales. Autant de raisons qui indiquent également le désir de sortir de derrière le volant. De plus, avec un vélo électrique vous n’avez pas besoin de vous changer ou de vous nettoyer en arrivant à destination, car vous n’avez pas à transpirer autant qu’avec un vélo non-motorisé.

Il faut aussi savoir que plus de la moitié des trajets en voiture font moins de 16 kilomètres, certaines enquêtes indiquant que la moyenne des trajets les moins importants ne s’élève qu’à 9 km. C’est une distance facile à parcourir sur un vélo électrique. En complément, l’enquête a révélé que les propriétaires remplacent 30 % des trajets qu’ils font en voiture pour les petites emplettes par des trajets en vélos électriques. Tout ce dont vous avez besoin, c’est d’un sac de transport pour vos affaires, et vous êtes parés au décollage.

6. Oui, vous faites toujours de l’exercice

Il est vrai que les vélos électriques vous ménagent, pourtant cela compte toujours comme de l’exercice, surtout pour les personnes qui ont été sédentaires pendant un moment. Des chercheurs de l’université du Colorado ont pu constater des résultats concluants sur un échantillon de 20 personnes. Des hommes et femmes ne faisant pas d’exercice ont adopté le vélo électrique pendant environ 40 minutes et cela trois jours par semaine. Leur système cardiovasculaire s’en est trouvé amélioré et leur taux de sucre dans le sang se stabilisait à des chiffres plus raisonnables, le tout en un mois seulement.

« Beaucoup de gens ne sont pas en condition de rouler assez longtemps afin de tirer tous les bénéfices que procure le vélo pour la santé », explique Benjamin. « Mettez-les sur un vélo électrique et ils peuvent sortir et rester sur ce dernier pendant une heure et ainsi faire beaucoup d’exercice ».

Même si vous êtes en excellente condition physique et que vous pouvez « monter à bord » d’un vélo plus conventionnel, vous pouvez toujours faire de l’exercice en optant pour un vélo électrique. Lorsqu’on a fait une comparaison entre un VTT cross et un simple vélo électrique, l’équipe de Vélo Electrique a constaté que les efforts relatifs étaient bien moindres et qu’un cycliste brûlais environ la moitié des calories sur le vélo électrique. Mais la personne qui a essayé ce dernier a quand même brûlé jusqu’à 200 calories par heure, soit l’équivalent de ce que vous dépensez en marchant. En plus, on a opté pour des trajets rapides en allant vers la ville en vélo électrique, mais habituellement on y va en voiture. Par conséquent, on dépensait plus d’énergie dans l’ensemble.

7. Batteries de plus en plus performantes

On ne va pas tourner autour du pot. Electrique implique source d’énergie. C’est une batterie que vous devez recharger en l’occurrence. Avec les prouesses actuelles, vous pouvez vous attendre à ce que votre batterie dure de 60 à 160 km avant de la voir s’épuiser. Cela dépend essentiellement de la capacité de la batterie et de l’énergie puisée par le moteur. Il est évident que si vous utilisez le mode « Turbo » toute la journée, vous manquerez de jus plus rapidement que si vous êtes en mode « Eco ». Cela dit, nous nous attendons à ce que les batteries des VAE s’améliorent à l’avenir même si le marché dispose déjà de choix plus variés au niveau de l’autonomie à condition d’y mettre le prix !

8. Les prix des vélos électriques sont conséquents, les économies aussi !

On ne peut pas encore se procurer un vélo électrique à toutes épreuves et bon marché. Mais si vous laissez la voiture dans le garage plus souvent, vous économiserez de l’argent sur son entretien et l’essence. Sans parler des bénéfices pour l’appareil cardiovasculaire et les diabétiques qui viennent étayer les propos de ceux qui choisissent un VAE.

Les prix varient considérablement, mais vous devez vous attendre à payer au moins 700 euros pour un vélo électrique pas cher dit basique et jusqu’à 2500 euros pour un vélo plus puissant et ayant une meilleure finition. Certains modèles atteignent même les 5000 euros mais ceux-là se rangent dans la catégorie des cyclomoteurs et possédant un moteur de grande marque comme Bosch, Yamaha ou l’illustre Shimano.

9. Ils sont costauds, très costauds

vélos électriques La première chose que font de nombreux cyclistes lorsqu’ils veulent faire l’acquisition d’un vélo, c’est de le soulever pour jauger de son poids. Si vous essayez cela avec un vélo électrique, vous risquez d’avoir un petit choc ! La batterie, le moteur, un cadre renforcé et d’autres composants font du vélo électrique un objet indéniablement plus conséquent que les autres vélos, qui peuvent peser moins de 10 kg. La plupart du temps, un vélo électrique pèse le double mais ça ne les empêche pas de faire une jolie démonstration des progrès en matière d’ingénierie mécanique et de géométrie de par leur tenue de route.

Aussi faut-il savoir que le moteur est lui-même l’élément qui fait pencher la balance en faveur des autres vélos mais il est aussi celui qui fera aimer le vélo électrique car tout ce poids disparait au moment de la poussée. Vous devrez juste avoir un peu plus de muscles, en tout cas assez pour les fixer sur le toit de votre voiture ou pour les faire monter et descendre dans les escaliers.

10. Ils sont l’avenir du transport

C’est ce qu’on affirmait en début d’article et cela n’a pas changé ! Tous les grands fabricants de vélos (et une poignée d’autres moins connus) sont déjà présents sur le marché des vélos électriques. Les constructeurs automobiles ne sont pas loin derrière. Ford finance déjà un système de vélos électriques en libre-service à San Francisco, et GM a lancé deux modèles de vélos électriques.

Le VAE prend la même route que la bicyclette qu’on connait tant. « Le secteur de l’automobile s’y intéresse de près », explique Benjamin, « parce qu’ils se rendent compte que les nombreuses voitures se trouvant dans les zones urbaines à forte densité, où vit plus de la moitié des habitants de la terre, ne servent plus à grand-chose », ajoute-t-il. Les marques comme Angell Bike ont en justement fait leur fer de lance et les grands acteurs du transport comme Uber ou Lyft (aux Etats-Unis) connaissent un succès retentissant avec les vélos électriques, et les villes cherchent des moyens d’empêcher les embouteillages dans un futur proche.

11. Disputer des championnats avec des vélos électriques

11. Disputer des championnats avec des vélos électriques vélos électriques Ce qui avait l’air farfelu pour certains se produit déjà. En Europe, où le marché des vélos électriques a explosé, l’Union européenne de cyclisme (dont la fédération française de cyclisme est membre) a déjà introduit la catégorie électrique dans les championnats du monde de VTT cross-country.

C’était en 2019. Oui, un maillot arc-en-ciel sera décerné au meilleur cycliste « électrique » cross-country du monde !

12. Les vélos électriques sont amusants

C’est la vérité. Nos testeurs, qui sont tous des passionnés du vélo et pour la plupart des riders invétérés, ont tellement aimé appuyer sur les pédales des vélos à assistance électrique qu’ils ont pris l’habitude de les appeler les vélos électrisants et sourient à chaque fois qu’ils les évoquent ! Nous sommes prêts à parier que vous aurez le même enthousiasme !


Quelques conseils avant de vous lancer

Si vous êtes nouveau sur la scène de l’électrique, il est important de noter que, même si vous n’oubliez jamais comment faire du vélo, un modèle électrique est quelque peu différent. Comme il est plus lourd et plus rapide, vous devez prendre quelques mesures de précaution supplémentaires pour profiter de la balade en toute sécurité.
Soyez particulièrement vigilant au milieu de la circulation. Les automobilistes sous-estiment déjà la vitesse à laquelle les cyclistes peuvent se déplacer. Ils ne s’attendent pas à voir un vélo électrique servir autant que leur voiture. Et oui, l’idée d’utiliser un vélo électrique n’est pas encore un lieu commun. Alors d’ici là, faites preuve de plus de vigilance. Soyez sur la défensive, en supposant qu’ils ne vous voient pas. Contrôlez votre vitesse dans les zones encombrées. Soyez aussi visible que possible en utilisant les feux de signalisation et les clignotants dont sont pourvus certains modèles.

Redoublez de prudence. Comme le rapport de poids est supérieur et que la rapidité est accrue, il vous faudra plus de temps pour ralentir et vous arrêter. Serrez bien les freins avant les intersections. N’oubliez pas que votre vélo accélère plus vite que la normale, alors ne commencez pas à vous engager dans la circulation avant que la voie soit libre.

De plus, comme le vélo électrique pèse plus, vous aurez un peu de mal à trouver l’équilibre les premières fois que vous démarrez ou que vous ralentissez pour vous arrêter. Entraînez-vous à monter, descendre et vous arrêter dans des endroits sûrs avant de vous engager sur des routes à trafic dense.