Le moteur roue et ses particularités

Ne pas arriver en sueur au travail, reprendre une activité sportive légèrement, bénéficié d’un plus grand confort de conduite aussi bien en milieu urbain qu’en montagne… Ce sont de simples aperçues de ce qu’un vélo électrique peut offrir. Longtemps considérer comme étant inutile face aux scooters et aux motos, aujourd’hui, ils s’affichent parmi les meilleures ventes du marché. D’ailleurs depuis leur engouement en 2005, de nombreux modèles ont vu le jour. Désormais, les VAE se déclinent sous un large panel de choix. Vous trouverez entre autre les vélos de trekking électrique, les VTT électrique, les VTC électrique ainsi que les vélos de ville électrique.

Quel que soit le modèle, en principe, ils sont tous équipés d’une batterie, d’un contrôleur et d’un moteur. Le moteur étant considéré comme étant le noyau du système de ces engins, il est préférable d’y prêter attention au moment de l’achat. Dans cette optique vous aurez le choix entre un moteur pédalier, un moteur roue et un moteur à friction. De ces 3 modèles, ce sont les moteurs roues qui sont les plus classiques et les plus accessibles, niveau prix. Même s’ils sont considérés comme étant des modèles d’entrée et de moyenne gamme, ils se parent de fonctionnalités intéressantes. Focus !

Le principe de fonctionnement d’un moyeu moteur

Le moteur d’un vélo électrique se compose de 2 parties : une électronique et une mécanique. Dans la partie mécanique, il y a les différents composants qui vont distribuer l’assistance du vélo de façon mécanique. Dans la partie électronique, vous trouverez le programme qui gère les différentes données envoyées par les capteurs intégrés dans le vélo et le sélecteur de mode. En fonction de l’emplacement du moteur, le vélo aura un type de fonctionnement différent. Dans un moteur pédalier par exemple, les engrenages du vélo seront alimentés par la batterie et actionneront le pédalier. Ainsi en fonction de la force exercée par le cycliste sur les pédales, le moteur délivrera plus de puissance ou moins selon les besoins de l’utilisateur. En revanche, pour un moteur roue, les engrenages se chargeront d’alimenter l’axe de la roue. Les poussées engendrées se feront ainsi en fonction des données recueillies au niveau de la vitesse du vélo, du mode d’assistance choisi et de l’action sur les pédales. En résumé, la puissance va dépendre du nombre de rotations de la roue. Ainsi même si la roue tourne lentement, le moteur va continuer à fournir une puissance maximale.

Simple d’installation, les moteurs roues sont très répandus à l’échelle internationale. Ils sont aussi connus sous le nom de moyeux moteurs et affichent une plus grande efficacité sur terrain plat. Voilà qui explique pourquoi ils sont plus à privilégier pour les randonnées dans les régions peu vallonnées. D’autant plus qu’opter pour un moteur roue vous garantit plus de confort lors du changement de vitesses et vous permet de conserver vos 2 plateaux. Il est aussi important de savoir qu’il existe 2 types de moteur à roue : le moteur roue avant et le moteur roue arrière. Chacun d’entre ces dispositifs disposent de leurs lots d’avantages et d’inconvénients.

Le moteur à roue avant

moteur roue Pour bénéficier de plus de praticité lors du montage, le moteur roue avant reste l’emplacement le plus simple et surtout, le moins couteux. En effet, la mise en place de ce dispositif ne va pas interférer avec les pédales ou la chaîne. Le moteur se mettra en route en un seul tour de manivelle et il donne l’impression d’une traction avant. Avec un moteur roue avant, l’assistance est linéaire étant donné que l’entrainement va directement être liée à la roue. Mais cela étant, la force de pédalage ne sera pas tenue en compte en ce qui concerne la puissance et la vitesse du vélo. Au niveau du cadre des VAE équipés d’un moteur roue avant, il sera pourvu d’une entrée basse. Cette dernière est très pratique pour améliorer la performance de conduite des cyclistes néophytes qui ont encore une certaine difficulté à dompter les VAE. La pureté des lignes fait également en sorte que le moteur ne puisse pas gêner même lors du changement du pneu ni pendant le nettoyage du vélo.

Mais chaque avantage a son bémol et cela s’applique également pour les VAE à moteur roue. Déjà au niveau du comportement de la direction, il reste peu agréable et moins maniable. Comme ce moteur est disposé sur la partie avant de la roue, le vélo devient plus lourd et le guidon est plus difficile à manier. La roue sera aussi susceptible de déraper lorsque vous rouler sur des sols glissants en période de pluie ou en hiver. En revanche si la batterie est placée sur le porte-bagage, le moteur placé sur la roue avant apportera plus d’équilibre. Sur un moyeu moteur avant, les becs de fourche sont également assez fragiles. Ainsi, ils devront être renforcés avant l’installation du dispositif.
En résumé, les VAE équipés d’un moteur roue avant sont à privilégier pour une conduite en milieu urbain ou sur des routes moyennement vallonnées. Ils sont également idéals pour un budget compris entre 900 et 1500 euros.

Le moteur à roue arrière

moteur roue Le principe de fonctionnement du moteur roue arrière est plus ou moins similaire à celui installé sur la roue avant. Par ailleurs, la différence se trouve non seulement au niveau de son emplacement mais aussi au niveau de sa puissance. D’ailleurs, les connaisseurs en vélos électriques ont confirmé que ce type de motorisation est parfait pour vivre une expérience de conduite sportive. En effet, les VTT classique sans moteur sont entraînés par leur roue arrière. Pour ainsi dire, l’expérience du cyclisme avec ce type de dispositif est similaire mais en beaucoup plus pratique et agréable.

Si la puissance du moteur roue avant donne une sensation de traction, le moteur roue arrière part d’un principe différent. Vous aurez l’impression d’être poussés dans le dos et le sentiment de lourdeur comme celui évoqué plus haut n’est pas ressenti. Cela étant, opter pour ce type de dispositif assure une conduite plus équilibrée et rigoureuse. D’autant plus que vous n’aurez aucune difficulté à partir en randonnée sur un terrain plat, pentus, en montée ou vallonnées. Un des plus grands avantages d’opter pour un moteur roue arrière, c’est que vous aurez la possibilité d’accéder à de nombreuses vitesses. Côté confort, il reste plus discret et la transmission de la puissance se fait directement sur la roue pour une conduite dynamique.

Le bémol avec ce type de motorisation, c’est que son installation est plus complexe à cause du dérailleur arrière. Ainsi, même en cas d’entretien, il sera difficile de changer la roue sans faire appel à un professionnel. Et après le changement du pneu, il faudra réajuster la roue et le moteur. Le moyeu moteur arrière ne peut également pas être combiné avec un moyeu à dynamo ou avec un garde-chaîne fermé. Somme toute, le moteur intégré sur la roue arrière sera plus à privilégier pour vos déplacements en montagne et si vous appréciez la conduite dynamique en milieu urbain.