Pratique du vélo électrique contre les problèmes cardiovasculaires et le diabète

La pratique du vélo électrique : L’atout cardio

Rouler en VAE quelques fois par semaine suffit à améliorer l’appareil cardiovasculaire et les performances cardiorespiratoires chez l’adulte, de manière similaire à la pratique du vélo non-électrique ou d’une marche vigoureuse. C’est ce que montrent plusieurs études cliniques. L’une des plus concluantes a été publiée dans l’édition de mai 2018 du Clinical Journal of Sports Medicine. Elle a comparé le pic d’absorption d’oxygène (VO2 max) de 32 adultes en surpoids avant et après quatre semaines de déplacements à vélo.

Les résultats de la pratique du vélo électrique

L’étude, intitulée « Effect of E-Bike Versus Bike Commuting on Cardiorespiratory Fitness in Overweight Adults », a été menée par des représentants des collectivités locales autour de Bâle-Ville et Bâle-Campagne, en Suisse, pendant l’été 2016.
Depuis plus de dix ans, le gouvernement suisse tente d’encourager les citoyens à utiliser le vélo électrique ou un vélo d’un autre type pour se rendre au travail plutôt que de conduire une voiture par exemple. Dans le cadre de ce programme, l’état organise le « Bike to Work », une promotion qui a lieu pendant les semaines les plus chaudes de la saison estivale. La durée de 4 semaines a servi autant pour la promotion que pour l’étude qui porte sur la comparaison entre le vélo électrique et le vélo dit standard ou classique et ce auprès des personnes en surpoids.

Dans l’étude qui s’est justement concentrée sur les performances cardiorespiratoires, chacun des sujets était relativement en surpoids avec un indice de masse corporelle (IMC) oscillant entre 25 et 35 (un IMC de 18,5 à 25 étant considéré comme normal, selon l’OMS). Chaque participant était un adulte âgé de 18 à 50 ans en 2016, et chacun était prêt à utiliser un vélo comme de locomotion pour se rendre au travail et ce au moins trois fois par semaine pendant les 4 semaines de l’étude. Le trajet type devait être d’au moins 6 kilomètres dans chaque sens. En dehors du vélo, les participants ont conservé leurs habitudes alimentaires et les mêmes activités physiques que d’habitude.

Les performances cardiorespiratoires mesurées

pratique du vélo électrique Pour déterminer l’impact du vélo sur chacun des sujets, les chercheurs suisses ont mesuré le VO2 max avant et après les quatre semaines. Le VO2 max mesure la quantité maximale d’oxygène qu’une personne peut utiliser pendant une activité physique intense. Il est considéré comme un indicateur fiable si on veut mesurer l’endurance cardiovasculaire et aérobie. Ainsi, toute amélioration du VO2 max indiquerait que le cyclisme améliore la santé cardiaque et pulmonaire.

Au début de l’étude, les 32 participants avaient tous des scores de VO2 max normaux et une pression artérielle normale au repos. À la fin de l’étude, les participants qui roulaient à vélo électrique avaient amélioré leur VO2 max de 3,6 ml/mn/kg, passant d’une moyenne de 35,7 ml/mn/kg avant l’essai à une moyenne de 39,3 ml/mn/kg à la fin de la période de quatre semaines. Les cyclistes qui utilisaient un vélo non-électrique ont bénéficié d’un gain de 2,2 ml/mn/kg, passant d’une moyenne de 36,4 au début de l’étude à 38,6 ml/mn/kg à la fin de l’étude. Les sujets de l’étude ont également bénéficié d’une amélioration du rythme cardiaque et de la pression artérielle, tous les deux au repos après seulement quatre semaines durant lesquelles le vélo était le moyen privilégié pour vélo pour se rendre au travail.

En fin de compte, les vélos électriques « peuvent avoir le potentiel d’améliorer les performances cardio-respiratoires de manière similaire à celle des vélos classiques malgré l’assistance électrique, car ils permettent de se déplacer à des vitesses plus élevées et un dénivelé positif cumulé plus élevé« , ont écrit les auteurs de l’étude suisse.

Oubliez les freins en gardant votre santé !

Derrière cette expression se cachent d’autres résultats des études menées sur les vélos électriques. En effet certains obstacles qui constituaient un frein aux exercices physiques ne sont plus d’actualité ! Dans l’ensemble, les résultats de l’étude suisse dont on va brièvement parler sont conformes à ceux d’autres recherches cliniques. Une analyse des études liées au vélo électrique, « Health benefits of electrically-assisted cycling : a systematic review », publiée dans l’International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity en 2018, a indiqué que huit des onze études analysées ont conclu à des améliorations de l’absorption d’oxygène à la suite de l’utilisation d’un vélo électrique. « La conduite d’un vélo électrique a mené à une consommation moyenne d’oxygène de 14,7 à 29 ml/mn/kg ou 51 à 74 % de la consommation maximale d’oxygène », selon l’analyse.

De plus, de nombreux adultes peuvent trouver plus facile de commencer à faire de l’exercice avec un vélo électrique qu’en marchant, en courant ou en utilisant un vélo dépourvu d’assistance. Les VAE peuvent aider une personne adulte à devenir plus active et à le rester.
Ces deux roues, en plus de vous offrir leur assistance, vous permettent plus de contrôle du niveau d’effort physique requis pour rouler, ce qui les rend particulièrement utiles pour tous ceux qui souhaitent une bonne remise en forme, mais qui peuvent avoir besoin d’un programme progressif et qui doivent redouble de prudence lorsqu’il est question d’activité physique.

Les vélos électriques peuvent donc constituer un moyen de s’exercer particulièrement utile pour ceux et celles qui se classent dans les catégories suivantes : personnes en convalescence après une blessure ou une maladie, personnes à la recherche d’un sport ou d’un exercice à bas impact, cyclistes âgés, personnes qui n’ont pas l’habitude de faire du sport ou qui reprennent une activité physique après une période d’inactivité prolongée.

Réduire le diabète de type 2

Réduire le diabète de type 2 pratique du vélo électrique

Selon une étude récente, la pratique du vélo électrique a aidé les personnes atteintes de diabète de type 2 à augmenter leur capacité aérobique et à réduire le risque cardiométabolique. Des chercheurs de l’université de Bristol au Royaume-Uni ont étudié l’impact de la pratique du vélo électrique sur les participants atteints de diabète de type 2. Les 18 sujets de l’étude ont parcouru une moyenne de 20 km par semaine à vélo électrique. L’étude a eu lieu sur une période de 20 semaines. Les sujets ont bénéficié d’une augmentation de 10,9 % de la puissance aérobie maximale prévue au cours de l’étude. Et les participants ont atteint 74,7 % de leur fréquence cardiaque maximale en roulant à vélo électrique, contre 64,3 % s’ils s’étaient contentés de marcher.

Le vélo électrique n’est pas un exercice demandant autant d’énergie que le vélo classique. Il n’est pas aussi intense que la course à pied sur de longues distances, mais cette activité est plus efficace qu’une simple marche. Et, comme l’a conclu cette étude, le vélo électrique peut suffire à réduire les risques associés au diabète de type 2, voire même jouer un rôle dans la remise sur pied après une perte de poids importante.

Ne pas négliger le diabète de type 2

En France, près de 3,3 millions de personnes sont atteintes de diabète, selon les chiffres de l’Institut de veille sanitaire en 2015. Ce qui signifie que 5% de la population souffre de cette maladie. Le diabète de type 2 représente 90 % de ces cas.

Votre corps utilise une hormone, l’insuline, pour aider à convertir le glucose (sucre) en énergie dans vos cellules. Dans le cas du diabète de type 2, les cellules résistent à l’impact de l’insuline, ce qui pousse le pancréas à essayer de produire de plus en plus d’insuline pour compenser. Mais le pancréas n’arrive pas à suivre et le taux de sucre dans le sang augmente dangereusement.
Un taux de sucre élevé peut provoquer des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux, des néphropathies (affection du rein) et une perte de vision.

Pratique du vélo électrique : Un pas vers la guérison

pratique du vélo électrique Les principaux facteurs de risque du diabète de type 2 sont le surpoids ou l’obésité et le manque d’activité physique au moins trois fois par semaine. C’est en partie pour cette raison que les chercheurs de l’université de Bristol pensent que la pratique du vélo électrique peut aider.
« Un changement de style de vie, y compris la perte de poids, fait que le corps retrouve la bonne concentration de sucre dans le sang et le risque cardiovasculaire diminue chez les personnes atteintes de diabète de type 2. Il est ainsi possible de revenir à un état non diabétique, la rémission étant étroitement liée à l’importance de la perte de poids », ont écrit les chercheurs de l’université de Bristol.

« Outre l’aspect pondéral, l’augmentation de l’activité physique est un des objectifs de ces interventions, mais le changement au niveau de l’activité physique et du comportement tout entier sont souvent limités et tout changement est rarement maintenu au niveau initial. L’activité physique a divers avantages pour la santé et est importante dans le maintien de la perte de poids ; il est donc nécessaire de développer des interventions satisfaisantes et durables en matière d’activité physique pour les personnes atteintes de diabète de type 2 », ont poursuivi les chercheurs. « C’est toutefois un défi, car cette partie de la population est moins active que la partie non-diabétique et ne réagit pas toujours de manière positive lorsqu’on leur conseille de pratiquer plus d’activité physique ».

Pourquoi un vélo électrique ?

Même lorsqu’une personne sait qu’elle devrait faire plus d’exercice, il peut être très difficile de s’y mettre. L’exercice peut ne pas être agréable et même un peu effrayant selon l’état de la personne. Il peut y avoir de l’anxiété liée au fait de monter à vélo même pour une promenade et au fait de ne pas se sentir certain d’avoir l’énergie nécessaire pour monter la prochaine colline ou faire ce retour jusqu’à la maison. « Selon votre choix, les vélos électriques peuvent fournir une assistance progressive au cycliste, aidant à surmonter ces obstacles, et sont de plus en plus populaires, en particulier chez l’adulte d’âge moyen et d’autres un peu plus âgés », ont écrit les chercheurs de l’université de Bristol.

Quant à nous, on vous conseille un vélo électrique car on a constaté ces avantages justement. Les VAE peuvent être particulièrement utiles pour ceux qui souhaitent faire plus d’exercice, mais qui ont un problème de santé qui limite l’activité physique qu’ils peuvent pratiquer. En contrôlant le niveau d’assistance qu’ils reçoivent du moteur, les cyclistes peuvent donc adapter le niveau de difficulté de leurs trajets pour répondre à leurs besoins uniques en matière de santé et de forme physique. Cela peut être particulièrement utile à ceux qui souffrent de douleurs articulaires, d’asthme provoqué par l’exercice, de problèmes cardiaques ou pulmonaires, ou qui sont en surpoids.
Sans doute pour montrer à quel point un vélo électrique est motivant, l’étude de l’université de Bristol a également rapporté que sur les 18 participants, 14 ont acheté leur propre vélo électrique après les 20 semaines d’étude afin de pouvoir continuer à rouler.

Attention : Cet article ne sert en aucun cas de conseil médical. Nous vous conseillons plutôt de demander l’avis de votre médecin avant de pratiquer une activité physique si vous faites partie de l’un des cas mentionnés ci-dessus.