Solutions aux problèmes de trajets en VAE

Les vélos électriques sont associés aux systèmes de transport de toutes sortes lorsqu’il s’agit de résoudre certains problèmes de trajets  en ville en encourageant l’utilisation des transports en commun par un plus grand nombre et en réduisant le coût de ces derniers pour les usagers. Mais comme de nombreuses alternatives envisagées, les vélos électriques doivent encore relever des défis. Du travailleur au livreur, il y a plus d’une catégorie de personne impactée par ces problèmes.
S’il doit y avoir un impact positif sur les problèmes de trajets en VAE, la planification et l’organisation urbaine doivent répondre à des besoins qui concernent aussi bien les infrastructures que le trafic et le transport. Voyons cela en détails.

La problématique qui se pose en ville

Toutes les maisons ne sont pas à moins de 100 mètres d’une ligne de métro ou un chemin de fer. Cela est particulièrement vrai dans les zones relativement moins denses. Ainsi, si une personne qui utilise les transports en commun veut se rendre de son domicile à son travail, elle doit d’abord se rendre à une station de métro ou à un arrêt de bus. C’est souvent ce qu’on appelle le premier kilomètre du trajet.

Lorsque cette même personne arrivera à la station la plus proche de son lieu de travail, il lui restera encore une certaine distance à parcourir, car, là encore, le bureau n’est vraisemblablement pas situé à même la ligne de métro ou l’arrêt de bus. C’est aussi ce qu’on appelle le dernier kilomètre du trajet. Cela donne un des problèmes connus aussi bien en France qu’aux Etats-Unis : Le first-mile-last-mile problème ou FMLM. Signifiant : le problème du premier et du dernier kilomètre.

L’origine du First-mile-last-mile

problèmes de trajets en VAE Ce problème a été à l’origine détecté dans le secteur des télécommunications, puis dans celui de la gestion de la chaîne d’approvisionnement (transport de marchandises) », a expliqué David A. King, maître-assistant à l’université d’État de l’Arizona, aux Etats-Unis.

« Pour les télécommunications, le FMLM est la dernière étape (ou la première !) qui mène vers le consommateur. C’est dans cette relation qu’est né ce problème. Avec leurs infrastructures, il est coûteux pour les entreprises de lier des hubs de grandes capacités à des unités individuelles. Dans les années 1970 et 1980, les fournisseurs de services de la télévision par câble qui se déployait à travers les États-Unis devaient relier chaque terminal (récepteur dans les foyers) individuellement. Le coût de l’opération était colossal mais tout ça était nécessaire car les opérateurs ont pu amortir les dépenses sur de nombreuses années. Il est rare qu’un foyer paie le coût total de l’exploitation du service de la télévision par câble, il ne paie qu’un petit montant pour l’installation et l’abonnement mensuel », poursuit M. King. « Le FMLM fut par la suite le terme utilisé par les sociétés de logistique pour décrire les problèmes de livraison entre l’entrepôt et la destination. »

FMLM, problèmes de trajets en VAE et moyens de transport

Plus récemment, le FMLM a été également utilisé pour décrire comment les personnes qui effectuent leur navette régulière et les autres voyageurs se rendent du point A à la station ou la gare la plus proche puis de leur arrêt au point B. Ce sont justement ces distances entre les points et les arrêts ou les stations qui constituent le noyau des problèmes de trajets en VAE. Ils sont souvent décrits comme le premier kilomètre et le dernier kilomètre et peuvent être décourageants.

Selon Jarrett Walker, consultant logistique et en solutions de transport, la plupart des personnes ne sont prêtes à marcher qu’environ 300 mètres pour se rendre à une station par exemple et pour aller d’une autre station à leur lieu de travail. Cela signifie que si les transports en commun doivent être le seul moyen de transport, il faudrait construire des arrêts situés à une distance moins longue.
Comme vous pouvez l’imaginer, cette approche serait à la fois improbable et coûteuse. Les lignes de transport en commun sont plus fonctionnelles lorsqu’elles relient directement des point prédéfinis. Le transport est plus fluide et plus rapide. Mais alors comment résoudre le problème du FMLM ? Comment les voyageurs pourraient-il se déplacer entre ces stations et le point de départ et de destination ?

Les vélos électriques pour résoudre le FMLM

Les vélos électriques sont une des solutions. Prenons un exemple de trajet. Melissa doit se rendre de son domicile à son bureau. Le trajet est d’environ 50 km. La station de métro ou elle descendra est à moins d’un pâté de maisons de son bureau, mais la station la plus proche de son domicile se trouve à environ 5 km. Sa situation est assez commune. De nombreux français travaillent dans des zones à trafic relativement dense avec de nombreux arrêts à proximité, mais vivent dans des banlieues. Melissa pourrait prendre un vélo électrique. Avec leur autonomie, ces moyens de locomotion peuvent, entre autres, couvrir ces distances. C’est donc une combinaison entre ces derniers et les transports publics pour un trajet facile et sans encombre. Mais cela résout-il réellement le problème ?

Défis engendrés par les problèmes de trajets en VAE

Défis engendrés par les problèmes de trajets en VAE

On retrouve Melissa qui a essentiellement deux problèmes, mais qui créent quelques défis pour les autorités compétentes, les partisans du transports publics et les transports en commun de manière générale. Comme Melissa, voici les deux problèmes que rencontrent de nombreuses personnes quotidiennement :

  • Le besoin de sécurité durant le trajet de sa maison à la station à la plus proche
  • Quel est le sort du vélo électrique durant les autres trajets (train, bus… etc.) ?

Problèmes de trajets en VAE et d’infrastructures

Le premier problème évoqué est celui lié au trajet effectué de la maison à la station ou à la gare (aller-retour). Se sentir à l’aise et en sécurité est une préoccupation pour les utilisateurs de vélos et de modèles électriques dans le cas qui nous concerne.
La sécurité dépend aussi des sensibilisations, des initiatives et des infrastructures. Aux Etats-Unis, la ville de Los Angeles a remporté des prix pour ses plans urbains, y compris la gestion des voies réservées aux cyclistes. La ville essaie de créer des voies d’accès aux transports publics pour les voyageurs à vélos, par exemple. Cela pourrait inclure une piste cyclable spéciale. Il pourrait s’agir d’une zone verte ou simplement une voie assez large et bien éclairée.
Les infrastructures favorables aux cyclistes seraient complétées par une formation et une sensibilisation à la sécurité, tant pour les conducteurs que pour les utilisateurs de vélos électriques.

« L’utilisation du vélo pour un accès amélioré nécessite, petit « a » de se concentrer sur les courts trajets qui posent problème et, petit « b », de se concentrer sur un type de vélo qui conviendra parfaitement à un large segment de la population. Cela signifie des chemins sûrs conçus pour des vitesses relativement faibles, et pas seulement des pistes cyclables peintes et situées en parallèles des routes rapides qu’empruntent les autres véhicules « , a écrit Jarrett Walker, le spécialiste en transport cité plus haut.

Au Etats-Unis ont la gestion du trafic de vélos a été améliorée, néanmoins, des exemples concrets ont atteint l’outre-Atlantique comme le confirme Walker : « En général, les trajets maison-stations et stations-travail ont besoin de s’appuyer sur des modèles européens notamment en matière d’infrastructure. Un urbaniste néerlandais m’a dit un jour que le réseau cyclable néerlandais est conçu pour une femme de 60 ans transportant deux sacs de course avec son vélo, et c’est une bonne feuille de route pour la suite. »
Les vélos électriques, grâce à leur assistance, peuvent surmonter de nombreux autres défis liés à ces types de trajets. Par exemple, la rapidité. Un VAE permet de franchir des obstacles qui peuvent se dresser sur la route comme les cotes, permettant ainsi au cycliste d’arriver à destination sans transpirer. Mais en fin de compte, il faudra surement une amélioration des infrastructures destinées aux vélos électrique et aux autres.

Transport d’un vélo électrique

problèmes de trajets en VAE Une fois que Melissa, notre banlieusarde qu’on a pris comme exemple, arrivera à la gare, une question subsiste : Que faire du vélo ? Si ça ne tenait qu’à elle, elle l’emmènerait dans le métro, le conduirait sur les 5 derniers kilomètres jusqu’à son travail et le laisserait dans un coin de son bureau.

C’est un autre défi. Les transports publics ont besoin d’être fréquenté par de nombreux passagers afin qu’ils soient rentables et par conséquent accessibles en termes de prix. Et un vélo électrique peut prendre beaucoup de place dans un métro ou un bus.
Pour y remédier, les systèmes de transport public devront déterminer combien de passagers supplémentaires gagneraient-il s’ils offraient des moyens plus faciles de transporter un vélo électrique dans un métro ou un bus. Ce gain doit être juxtaposé aux coûts de transport des vélos électriques. Il sera également important pour les planificateurs des transports de prendre en considération l’ensemble du système. Autoriser les vélos électriques dans les trains, mais les interdire dans les bus dans le cadre d’un même système ne résoudra peut-être pas le problème.

Ou laisser son vélo électrique ?

Melissa doit donc garer son vélo électrique dans la station de métro léger plutôt que de l’emporter avec elle, par contre, elle voudra le garder dans un endroit sûr.

Les vélos électriques sont chers. Ils ont des fonctionnalités qui leur sont propres et donc des technologies embarquées. Les VAE ont également un cadre plus robuste et dans certains cas, d’autres fonctions haut de gamme comme des transmissions au moyen de courroies et des systèmes de vitesses en continu qui augmentent logiquement la valeur du véhicule. Le vol est donc une réelle préoccupation.
Les directions et les autorités chargées des transports publics devront fournir un moyen sûr de stationnement pour vélos. Il peut s’agir de casiers à vélo que les usagers loueront. Des systèmes de caméras de sécurité peuvent également être nécessaires.

En route vers des trajets sans problèmes

On peut donc résoudre les problèmes des transports publics, ceux du dernier kilomètres et d’autres problèmes de trajets en VAE. Ces derniers n’en finissent pas d’étonner. Il existe même des triporteurs spécialement conçus pour résoudre le problème du dernier kilomètre, des vélos cargos pour les parents qui veulent faire une promenade avec leur enfants… c’est un moyen de locomotion écologique pouvant changé bien des quotidiens. Mais cette solution n’est pas sans défis. Les associations qui défendent la bicyclette et les adeptes du vélo électrique peuvent peut-être influencer les collectivités locales et les directions du transport au niveau de ces dernières, en les encourageant à envisager des solutions qui contenteront tout le monde et qui élimineront les problèmes des infrastructures prévues pour les vélos électriques, du transport de ces derniers dans les bus et les trains, et veiller à ce que les parcs à vélos soient sécurisés.